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Les îles Baléares, destination inattendue

Les îles Baléares… L’une des toutes premières destinations européennes. Surfait, dites-vous ? Que nenni. Etes-vous seulement certain de bien connaître ces îles, les connaître loin du cliché banal. Loin des brochures glacées et des promotions bon marché.

Les îles Baléares ne sont pas cela. Les îles Baléares sont une destination inattendue. Elles sont une communauté autonome espagnole, mais pas que. Elles se comportent de deux groupes, pour l’essentiel : les îles Gymésies : Majorque, Minorque et Cabrera. Les îles Pityuses : Ibiza et Formentera.

Je vous vois venir : et alors ? Alors cela signifie beaucoup de choses. Des Carthaginois, puis les Romains, les Vandales, les Arabes, ces îles généreuses font l’objet de la convoitise de nombreux envahisseurs. Il faut attendre 1983 pour qu’elles deviennent enfin communauté autonome.

Leur vin est réputé et tient la seconde place de l’économie après le tourisme.

Et de tourisme, nous allons en parler. Connaissez-vous la forteresse d’Isabelle II, construite entre 1848 et 1875 par les Anglais sur l’île de Minorque ? Le contrôle de la Mer Méditerranée était alors à l’ordre du jour et la lutte voyait s’opposer les perpétuels rivaux : les Anglais et les Français. Ce bâtiment exceptionnel, récemment rénové, offre une vue imprenable sur le port de Mahón.

Toujours à Minorque l’étonnant village talayotique (constuctions mégalithiques de l’âge du bronze) de Trepucó, composé d’habitats qui n’ont cessé d’être occupés durant plusieurs siècles d’affilé. La Taula de Trepucó (« table », monument mégalithique) a été entièrement rebâtie et peut se visiter. Sans oublier la grotte du pirate turc d’en Xoroi. Le point de vue sur les flots y est absolument époustouflant.

Ibiza et Formentera sont classées au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1999 en raison de la richesse de leur passé. Situées à la confluence des civilisations, elles ont subi des influences aussi variées que riches. Les vestiges archéologiques y sont exceptionnels : un village phénicien, Sa Caleta, la nécropole de Puig d’es Molins, la plus vaste et la mieux conservées des nécropoles phénico-puniques avec ses quelques 3500 hypogées.

L’écosystème de la région est également tout à fait remarquable par la flore, les oiseaux, les fonds sous-marins,… L’éventail des émerveillements potentiels est sans fin. On est loin des bruyantes platines des DJs à la mode !

A Majorque, ne manquez surtout de venir vous laisser emporter dans vos rêves sur les pas de Frédéric Chopin et de George Sand. Le couple s’installe dans l’île fin 1838, il y passera l’hiver. On peut visiter la romantique Chartreuse royale de Valldemossa ainsi que ses dépendances ans laquelle ils ont vécu. Les deux artistes ont adoré l’île pour ses paysages et Chopin de s’exclamer : « J’habiterai dans un cloître merveilleux dans le plus bel endroit du monde ». George Sand écrira Un hiver à Majorque, et déclarera : « Tout ce que le peintre et le poète peuvent rêver, la nature l’a créé en cet endroit ». On ne peut rien rajouter.

George Sand a été déclarée officiellement « fille adoptive de Majorque » en 2004, Frédéric Chopin en 2010. Chaque été se déroule le réputé Festival Chopin dans le cloître de la Chartreuse où l’on peut encore voir le piano du célèbre et génial compositeur.

Allez donc rêver, allez aimer à Majorque. Peut-être entendrez-vous, un soir de lune tumultueuse, quelques accords passionnés…

 

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